Pays-Bas : la saturation du réseau électrique bloque de nouveaux projets
Aux Pays-Bas, la construction se heurte à un nouveau frein majeur : la congestion du réseau électrique. Même des projets autorisés peuvent être retardés faute de capacité de raccordement, ce qui oblige les entrepreneurs à intégrer l’énergie beaucoup plus tôt dans leur planning.
Dans la pratique, dans plusieurs régions clés (notamment Randstad), les gestionnaires de réseau annoncent qu’il n’y a plus de capacité disponible pour raccorder de nouveaux bâtiments, qu’il s’agisse de logements, de bureaux ou même de sites industriels. Il en résulte que des projets qui ont pourtant été financés et autorisés restent à l’arrêt pendant des mois, voire des années.
Pour les entrepreneurs, l’impact est direct :
- retards de travaux,
- immobilisation des capitaux et
- incertitude contractuelle accrue.
Un deuxième frein vient s’ajouter : celui de la durée accrue des procédures administratives, notamment liées aux normes environnementales. Les délais pour obtenir des permis ne cessent de s’allonger, rendant la planification encore plus compliquée.
Face à cette situation, les entreprises les plus agiles ajustent déjà leur stratégie :
- Attente des raccordements : il devient indispensable d’intégrer très en amont les contraintes énergétiques dans la conception des projets.
- Solutions à court terme : certains chantiers peuvent commencer malgré les blocages grâce à des groupes électrogènes, des batteries ou des micro-réseaux.
- Optimisation du phasage du chantier : ajuster le calendrier afin de répartir les besoins énergétiques et d’éviter les pointes.
Le marché néerlandais est l’illustration d’une tendance de fond : la contrainte énergétique devient un paramètre clé de la faisabilité des projets.
Une révolution pour les chefs d’entreprise, qui doivent dorénavant prendre en compte l’énergie comme une variable stratégique, au même titre que les coûts ou les délais.
