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Passeport numérique des produits : une réalité opérationnelle

24 Août 2026

Le passeport numérique des produits, longtemps présenté comme un projet européen, a désormais
son infrastructure centrale.

Le 20 juillet 2026, la Commission européenne a lancé le registre européen des Digital Product Passports ainsi qu’un environnement de test. Ce registre enregistrera les identifiants uniques et les métadonnées des passeports, alors que les données détaillées continueront d'être stockées de façon décentralisée.

Le système pourra prendre en charge, au titre de la législation européenne, des catégories telles que les produits de construction.

Un passeport numérique est une fiche associée à un support lisible par machine, par exemple un code sur le produit ou la mention sur l’emballage. Il doit rassembler des données fiables concernant son identité, ses performances, sa composition, son origine, ses impacts environnementaux, son entretien et sa fin de vie.

Le calendrier dépendra encore des actes applicables à chaque famille. Ainsi, tous les matériaux ne sont pas encore obligatoires d’avoir un passeport, mais l’architecture technique est prête pour les essais.
L’enjeu des entrepreneurs dépasse donc le contrôle du fabricant.

Sur le chantier, l’identifiant permet de lier le matériau livré à sa déclaration des performances, ses instructions de pose, ses certificats et ses données environnementales. Cette continuité permet d’éviter d’utiliser une documentation périmée, facilite la vérification des substitutions et complète le dossier de réception.

3 étapes

La Commission prévoit un accès sécurisé ou par API pour intégrer la consultation aux outils des entreprises.

Un justificatif électronique pourra être fourni lors des échanges B2B. Pour les identifiants, les supports de données, les interfaces, les échanges et le stockage, six normes harmonisées sont déjà publiées.
Les entreprises peuvent se préparer sans passer par un gros projet informatique.

Étape 1 : interroger les fournisseurs sur les données structurées disponibles et sur la personne qui les met à jour.

2e étape : choisir où conserver l'identifiant dans le dossier de chantier.

Troisième étape : tester sa lecture à la livraison et au contrôle de pose. Le passeport ne remplacera pas la compétence de l’entrepreneur ou la vérification sur site ; il doit rendre la preuve produit plus accessible, cohérente et durable.


Source principale : Commission européenne — The Digital Product Passport Registry is now live