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L’IA au travail : la perte de compétences inquiète plus que la perte d’emplois

21 Septembre 2026

Befimmo a interrogé 50 directeurs des ressources humaines et directeurs financiers ainsi que des actifs et des étudiants, sur l’impact de l’intelligence artificielle sur le lieu de travail.

Ceux qui doivent choisir entre deux risques craignent davantage la perte de compétences chez les collaborateurs qui ont recours systématique à l’IA (32 %) que la perte d’emploi ou la suppression de postes (14 %). Un quart (24 %) considère ces deux risques comme tout aussi graves, tandis que trois sur dix (30 %) n’y voient que peu de risque.

Au centre des inquiétudes se trouve la réflexion critique

L’impact de l’IA sur les capacités de réflexion critique des collaborateurs fait l’objet d’une opinion partagée parmi les personnes interrogées. En effet, 40 % d’entre elles anticipent un impact négatif, 40 % un impact positif et 20 % n’attendent aucun impact. Sur les personnes qui tablent sur un effet négatif, 70 % sont réellement inquiètes. Les compétences dont la perte est le plus redoutée sont la pensée critique et analytique (52 %), les compétences rédactionnelles (48 %) et la capacité à résoudre des problèmes (48 %).

Le tableau n'est pourtant pas entièrement sombre et les dirigeants signalent également des bénéfices : 46 % attendent une diminution des tâches répétitives et 38 % une amélioration de la productivité.

Des missions transformées plutôt que supprimées

Sur le plan de l’emploi, 38 % tablent sur une diminution des emplois à temps plein au cours des trois prochaines années, contre 48 % qui ne tablent pas sur de changement. 60 % des personnes interrogées pensent que 1 à 20 % des emplois existants connaîtront d’importants changements ou disparaîtront dans les cinq prochaines années à cause de l’IA et un pourcentage moindre de répondants (16 %) s’attend à un impact plus marqué.

Seuls 10 % pensent que l’IA provoquera principalement des suppressions d’emplois. La majorité table plutôt sur une transformation des missions (30 %) ou sur une combinaison des deux effets (32 %).

Par ailleurs, plus d’un tiers des directeurs des ressources humaines et des directeurs financiers interrogés (36 %) craignent que leur propre poste puisse, à terme, être repris en partie ou en totalité par l’IA, ce qui montre que les décideurs eux-mêmes ne sont pas épargnés par l’incertitude liée à l’IA.

Source : Enquête Befimmo